L’Union de l’épargne et de l’investissement promet de « débloquer » l’investissement, notamment par la relance de la titrisation qui doit libérer la capacité des banques d’accorder des prêts. Au moment où la directive sur la titrisation « résiliente » entre dans la phase des négociations finales à Bruxelles, cette séance analysera les risques et les opportunités liés à cette relance, et se demandera si la titrisation répond au problème des investissements stratégiques.

La titrisation a joué un rôle clef dans la grande crise financière des années 2007-2008, et de nombreux observateurs, y compris la BCE, ont appelé à la prudence et au bon équilibre entre l’assouplissement et l’impératif de stabilité financière. D’autre part, la titrisation « résiliente » proposée par la Commission européenne ne prévoit aucun instrument pour orienter activement les financements.
Un modèle alternatif existe pourtant déjà : la titrisation « verte », dont le point clef est qu’elle introduit des conditionnalités quant à l’usage des fonds levés via la titrisation : les fonds doivent être investis dans des projets compatibles avec la taxonomie verte européenne.

Intervenants :

  • Pierre Allegret, sous-directeur des affaires bancaires, Direction générale du Trésor
  • Isabelle Buscke, Secrétaire générale de Finance Watch
  • Jézabel Couppey Soubeyran, maîtresse de conférences l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et conseillère scientifique à l’Institut Veblen
  • Emmanuel Rocher, Directeur des affaires internationales, ACPR
  • Thierry Sessin-Caracci, Senior Policy Expert Securitisation & Supervision, ESMA

Le débat sera introduit et modéré par Wojtek Kalinowski, co-Directeur de l’Institut Veblen.

Le 8 septembre de 17h-20h
Dans l’Auditorium de Washington Plaza, 29 rue de Berri, Paris 8e.

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